Les Actualités
Pourquoi avez-vous décidé de reprendre le Cours Pascal ?
Tout d’abord, j’affectionne tout particulièrement le fait de m’occuper d’établissements scolaires. Je possède déjà deux écoles d’enseignement supérieur : ALFO.VM qui forme les futurs visiteurs médicaux, et HORIZON SANTE qui permet d’accéder à un BTS Diététique. De plus, je suis profondément attaché à l’histoire de cet établissement. J’y ai moi-même été élève de 1969 à 1976 et y ai travaillé |
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ensuite pendant 3 ans en tant qu’adjoint au responsable des études supérieures. Par conséquent, reprendre le Cours Pascal m’a semblé évident.Le système créé par Monsieur André LAZAREFF en 1940 a fait ses preuves. Il arrive à redonner confiance à des adolescents parfois perdus dans le système scolaire actuel, et, voir un élève en difficulté progresser et réussir est indéniablement motivant. D’ailleurs, on ne peut que constater que bon nombre de personnes passées ici ont brillamment réussi dans leur vie professionnelle.
Quel encadrement proposez vous ?
L’encadrement est omniprésent. Un règlement intérieur est clairement établi, on y retrouve des notions de politesse, de respect des enseignants et des autres élèves. La présence des élèves est obligatoire, ils sont soumis à une obligation de travail qui se traduit au fil des semaines par des résultats encourageants. L’encadrement est assuré par un directeur des études, Monsieur LACOLLONGE, lui-même ancien élève. C’est un interlocuteur permanent, exigeant mais juste. Etant très accessible, une relation de confiance s’installe entre les élèves et lui. Son souhait est de les voir réussir. D’autre part, il me semble important d’ajouter que chaque élève peut me rencontrer pour discuter ou m’expliquer une situation vécue comme difficile.
Quelles sont les méthodes appliquées dans votre établissement ?
Les méthodes sont basées sur l’organisation du travail. Les élèves ont des objectifs hebdomadaires. Chaque semaine, ils doivent effectuer des devoirs écrits, surveillés, et sont soumis à des interrogations orales. Ce sont en fait des "colles orales" tirées du savoir-faire de l'enseignement supérieur dispensé autrefois au Cours Pascal* (préparation HEC, math SPE, Véto).
Pour refléter le travail de l’élève, nous lui remettons un carnet de notes hebdomadaire devant être signé par les parents. Il peut ainsi se situer parfaitement par rapport aux autres et de façon permanente.
Qui sont vos enseignants ?
Nos enseignants sont sélectionnés selon un cahier des charges très précis. Ils sont soumis à une obligation de prise en compte individuelle des élèves. Certains d’entre eux enseignent dans d’autres lycées de la région Rhône-Alpes. D’autres sont professeurs dans l’enseignement supérieur, dans des facultés et des classes préparatoires. Ces professeurs de qualité acceptent de s’impliquer dans la vie de l’établissement grâce à cette organisation efficace et pertinente de l’enseignement. Leur motivation première est d’amener des élèves en difficulté à la réussite du baccalauréat.
Outre l’objectif évident de l’obtention du baccalauréat, avez-vous des projets concernant le Cours Pascal ?
Absolument, nous souhaitons organiser un partenariat avec l’Association des anciens (ANCEL*), réactualiser l’annuaire des anciens élèves. Nous pensons que ceci pourrait amener une motivation supplémentaire aux nouveaux. En effet, connaître le parcours d’individus ayant étudié ici, exerçant aujourd’hui des responsabilités économiques régionales et nationales peut les aider à se projeter plus clairement dans l’avenir.
D’autre part, nous désirons organiser un évènement fin juin 2005 pour célébrer le 65e anniversaire du Cours Pascal. Une bonne occasion de se retrouver et de se rappeler d’excellents souvenirs.
Propos recueillis par Aliénor THIEBAULT - SIEROFF.
* Association des anciens élèves du COURS PASCAL
Président : M. Pierre LAURENT.
Adresse : ANCEL : 21, Rue Longue 69001 Lyon
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Pour certains enfants, le parcours scolaire relève du chemin de croix. Comme paravent à l'échec, le recours à des établissements privés s'avère souvent l'ultime étape avant le désamour définitif. Car, le cours d'une vie est rarement sans aspérité. Chez "Pascal", depuis 1940 et sa création par André Lazareff, on tente de l'adoucir et de lui donner corps en s'appuyant sur une philosophie qui a fait ses preuves. Au menu ? Encadrement et suivi. Et attention, Gilles Morand veille ...
En juin 2004, il rachète le Cours Pascal qu'il rattache à son établissement d'études supérieures Horizon Santé, comme pour boucler la boucle, lui qui pendant quatre ans a travaillé au côté d'André Lazareff en tant que co-responsable des études supérieures. |
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Redonner l'envie d'entreprendre ... et le goût du rêve !
« Il fallait quelqu'un pour reprendre le flambeau » sourit-il. Garant d'une certaine philosophie, Gilles Morand tend à insuffler une nouvelle dynamique. 65 salariés (personnels administratifs et corps enseignants compris) 200 élèves « 1200 étaient dénombrés dans les années 70 » se souvient notre homme, des frais de scolarité oscillant entre 3.000 et 5.000 €, « Pascal » conserve un facteur affectif important. Une aura également, « la plupart des enfants présents chez nous sont des fils ou filles d'anciens pensionnaires des lieux ». On l'aura compris, la filiation est d'or. Il faut dire que le nouveau « patron » s'est donné pour mission de revenir aux méthodes qui marchent : « j'ai réintroduit les huit heures de « colles » le samedi, et nous réfléchissons même pour le dimanche ». Pourtant, l'heure n'est pas au retour du temps des « Choristes » mais bel et bien à une certaine idée de l'éducation mâtinée de rigueur, certes, mais saupoudrée d'une dimension humaine de bon aloi. « Notre ambition demeure de façonner un élève en tant qu’homme, tout en sachant qu’il faut bien souvent restructurer l’élève avant, pour pouvoir ensuite retravailler avec lui. Ces gamins qui, arrivés en première n’ont aucune base et ces mômes (sic) qui ont soit des clichés, soit des rêves mais sans aucune conscience des efforts à fournir », il se plait à imaginer le Cours Pascal comme un « état indépendant » qui verrait ses ouailles vivre en travaillant. Utopiste ? un tantinet candide ? Difficile en tous les cas de douter de ses convictions. En attendant, si parvenir à un effectif de 250 élèves s’avère un objectif raisonné « mais pas une priorité absolue car l’équilibre financier est assuré », Gilles Morand s’est promis, en guise de clin d’œil à son prédécesseur, de faire un geste. « André Lazareff remboursait les frais annuels de scolarité à l’élève qui obtenait la mention Très Bien au Bac ; j’ai décidé de faire la même chose mais en abaissant les prétentions requises, une mention Bien suffira pour moi. »
-interview dans Lyon People
Cours Pascal : le cours d’une vie (scolaire) passe parfois par … « Pascal »
Pour certains enfants, le parcours scolaire relève du « chemin de croix ». Chez « Pascal », depuis 1940 et sa création par André Lazareff, on tente de redonner goût à l’apprentissage et de lui donner corps en s’appuyant sur une philosophie qui a fait ses preuves.
Au menu ? Encadrement et suivi. Racheté en juin 2004 par l’homme d’affaires lyonnais Gilles Morand, cette institution lyonnaise est un plein renouveau. « Il fallait quelqu’un pour reprendre le flambeau », sourit cet ancien élève. Garant d’une certaine philosophie, Gilles Morand tend à insuffler une nouvelle dynamique.
65 salariés (personnels administratifs et corps enseignant compris), 200 élèves « 1200 étaient dénombrés dans les années 70 » se souvient notre homme, des frais de scolarité oscillant entre 3000€ et 5000€, « Pascal » conserve une dimension affective importante dans le microcosme local.
Une aura également « la plupart des enfant présents chez nous, sont des fils ou filles d’anciens pensionnaires des lieux ». On l’aura compris, la filiation est d’or. Il faut dire que le nouveau « patron » s’est donné pour mission de revenir aux méthodes qui marchent « j’ai réintroduit les huit heures de « colle » le samedi, et nous réfléchissons même pour le dimanche ».
Pourtant, l’heure n’est pas au retour du temps des « choristes » mais bel et bien à une certaine idée de l’éducation mâtinée de rigueur certes, mais saupoudrée d’une dimension humaine de bon aloi.
« Notre ambition demeure de façonner un élève en tant qu’homme, tout en sachant qu’il faut bien souvent le restructurer avant, pour pouvoir ensuite commencer à travailler avec lui ».
En attendant, parvenir à un effectif de 250 élèves s’avère un objectif raisonné « mais pas une priorité absolue car l’équilibre financier est assuré », assure Gilles Morand.
Christophe Magnette
LE TOUT LYON - 26 mai 2007
En Rhône-Alpes
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